solutions contre les inondations

Depuis toujours, l’homme est confronté à un problème récurrent et autrefois imprévisible, les inondations. Si certaines ont marqué la mémoire collective comme la grande crue de la Seine en 1910, il s’en produit quasiment tous les ans en France, causant d’immenses pertes matérielles, et pire, humaines parfois. Alors, quelles solutions pour s’en protéger ?

Les grandes inondations en France

Aux quatre coins du globe, la montée des eaux entraîne des inondations aux conséquences bien souvent dramatiques. Avec plus de 27 000 km² de zones inondables selon les chiffres établis en 2008 par le Ministère de l’écologie, la France n’y fait pas exception.

1856, crue de référence

Dans l’histoire des inondations, une crue de 1856 est la référence, une crue dont l’ampleur fut telle qu’elle a non seulement marqué la population française, mais qu’elle est également la plus importante que le pays n’est jamais subi depuis 1790.

Elle toucha alors plusieurs fleuves dont la Loire et le Rhône. Durant des mois, 100 000 hectares de terre furent noyés sous les eaux. Lyon, Avignon, Tarascon, Blois, Tours ou encore Trélazé furent partiellement submergées.
Cette crue provoqua des dégâts dont l’ampleur est difficilement imaginable, ainsi que le décès de plusieurs dizaines de personnes.

Les grandes inondations en France au XXIe siècle

Les grandes crues dans l’Hexagone ne sont donc pas un phénomène nouveau et la liste est bien trop longue pour en faire l’énumération.

Toutefois, rien qu’au cours de 15 dernières années, on dénombre de nombreuses inondations d’ampleur ayant entraîné des dommages considérables, voire des décès :

  • 2001 : dans la vallée de la Somme, 6000 hectares de la vallée sont inondés durant plus de 2 mois à cause d’une remontée d’eau en provenance des nappes phréatiques. Plus de 165 communes impactées de manière plus ou moins importante et pratiquement 3000 sinistrés.
  • 2002 : en septembre, la pluie fait rapidement monter les eaux des cours d’eau dans le Gard. Un déluge meurtrier provoque 24 décès et 1,2 milliards d’euros de dégâts sur les 419 communes sinistrées
  • 2003 : 7 morts et plus de 1500 communes sinistrées suite à la brusque montée des eaux du Rhône.
  • 2005 : dans le Gard, 2 victimes et 241 communes sinistrées.
  • 2006 : crue en Meurthe et Moselle. De nombreux dégâts dans plus de 300 communes dont Rambervilliers (88) dont les rues sont envahies par un mètre d’eau.
  • 2008 : 590 communes sinistrées et 100 millions d’euros de dommages dans le quart sud-est de la France. A cela s’ajoutent 60 millions d’euros de dommages suite à des inondations dans 336 communes en Rhône-Alpes.
  • 2010 : dans le Var, 700 millions d’euros de dégâts et surtout 26 décès. La même année, on déplore 53 décès supplémentaires ainsi que 1,2 milliards d’euros de dommages suite au passage de la tempête Xynthia en Pays de la Loire et en Poitou-Charentes.
  • 2011 : Corse, Languedoc Roussillon et région Paca subissent plusieurs inondations dans lesquelles périssent 6 personnes. Montant des dégâts : 330 millions d’euros répartis sur 440 communes.
  • 2012 : précipitations records à Nancy (54) et ses environs. Plus de 72 communes voient l’eau envahir leurs rues jusqu’à 2 mètres de hauteur par endroit. Plus de 40 millions d’euros de dommages.
  • 2013 : en décembre, les eaux de la Laïta montent de plus de 4,50 mètres et inondent en partie Quimperlé (Bretagne). Aucune victime, mais des dégâts à déplorer (images vues du ciel).
  • 2014 : le quart sud-est de la France est frappé par plusieurs séries d’inondations. Un bilan humain et matériel très lourd puisque l’on décompte 24 décès.
  • 2015 : en octobre 2015 sur la Côte d’Azur, des inondations provoquent la mort de 20 personnes. En outre, la facture s’élève à 600 millions d’euros.
Inondation à Bordeaux en 2014

Inondation à Bordeaux en 2014

Inondations : quelles solutions ?

Dresser la carte des zones à risques sur le sol français, créer des bassins tampons en amont, construire des digues pour parer aux crues centennales, autant d’actions mises en place par les pouvoirs publics. Celles-ci visent à prévenir les inondations centennales, à réduire les débits d’écoulement et à diminuer les débordements.

Le risque zéro n’existant pas, d’autres pistes sont envisageables ou en cours de déploiement pour prévenir les conséquences d’une brusque montée des eaux et en atténuer les effets à l’échelle d’une ville, d’un quartier ou même d’un bâtiment :

  • l’augmentation du nombre de zones vertes
  • la mise en place de bassins de rétention des eaux pluviales
  • l’emploi au sol de matériaux perméables
  • la conception de bâtiments compatibles avec les grandes crues.

Augmentation des zones vertes

Quand une crue se produit suite à des pluies diluviennes, à une remontée d’eau des nappes phréatiques ou conjointement à un phénomène de grande marée, elle a des conséquences différentes en fonction du sol qu’elle rencontre.

Et le pire des scénarios imaginables, c’est celui du sol imperméable d’une grande agglomération. Peu ou prou de terre à nu en mesure de favoriser l’évacuation du trop plein d’eau, comme ce serait par exemple le cas pour des terres agricoles. L’eau se retrouve alors piégée, sans possibilité d’une évacuation rapide.

Pour réduire un tel phénomène, des normes et des plans de lutte contre les inondations visant à augmenter la surface des espaces verts en milieu urbain ont été mis en place, y compris dans les nouveaux lotissements.
Certaines agglomérations telles qu’Orléans se sont d’ailleurs très sérieusement penchées sur la question en définissant un plan lutte contre par exemple la mise en place de gazonnage sur certains trottoirs ou de la création d’une vaste zone verte, véritable poumon de la ville.

Au cœur des villes, là où la densité de la population est la plus forte, l’une des solutions consiste donc au développement des zones permettant l’infiltration de l’eau dans le sol comme les trottoirs engazonnés plutôt que goudronnés. La plantation dans les rares espaces verts d’espèces végétales grandes consommatrices d’eau comme le peuplier ou le saule pleureur est également préconisé.

Bassin de rétention des eaux pluviales

La multiplication des bassins de rétention permet également de résorber les phénomènes d’inondations transitoires. Ces zones tampons peuvent être à ciel ouvert ou même enterrées.

Dans les secteurs les plus exposés aux inondations, la mise en place de bassins de rétention des eaux pluviales est généralement partie intégrante d’un PRRI (plan de prévention des risques d’inondation).
Celui-ci prévoit en général, en plus des bassins de rétention, un réseau de noues, des zones humides et la création d’un secteur inondé en cas de crue.

bassin de rétention

Bassin de rétention

Un sol perméable

Une fois que l’eau a envahi une ville, le problème est de l’en évacuer. Le bitume traditionnel et le béton classique qui recouvrent l’espace public, mais également l’espace privé viennent à contrarier le cycle naturel de l’eau et empêche son évacuation en cas d’inondation.

Pour éviter au sol d’être totalement imperméable, il existe des matériaux relativement récents qui laissent filtrer l’eau dans le sol. Ces bétons et bitumes drainants permettent donc d’éviter que l’eau ne glisse dessus et la laissent s’infiltrer dans le sol comme si celui-ci était à nu.
Offrant les mêmes caractéristiques techniques que leurs homologues imperméables, ils peuvent être utilisés aussi bien pour la réfection d’une rue, pour un parking ou pour une allée de jardin.

Conception architecturale compatible avec les grandes crues

Si le scénario prédit par la majorité des climatologues se produit réellement, c’est-à-dire si le niveau de la mer monte d’un mètre d’ici à la fin du siècle, ce sont des grandes villes telles que Londres, Amsterdam, Miami, Sanghai, Jakarta ou encore Saint Péterbourg qui vont être confrontées à des situations difficiles.
En France également, des inondations plus nombreuses et plus importantes sont à redouter du fait du bouleversement climatique à l’échelle planétaire.

Adapter les bâtiments et l’habitat, pour les rendre compatibles avec les grandes crues et l’inexorable montée du niveau de la mer est aujourd’hui une piste en plein essor. Dans l’Hexagone, le secteur touristique et les particuliers sont de plus en plus demandeurs de maisons flottantes.

Maison flottante coulissant sur poteaux

En Europe, le développement de l’habitat flottant connait un essor important depuis 2000. C’est aux Pays-Bas, à Amsterdam, que sont apparues les premières maisons sur l’eau regroupées en véritable lieu de vie, le quartier d’Ijburg, dans le sud-est de la capitale néerlandaise.

Ces maisons reposent sur des flotteurs qui leur permettent donc d’être toujours à sec, y compris en période de crue. Deux imposants poteaux ont été solidement plantés au fond de l’eau. C’est sur ces poteaux que coulissent verticalement la maison flottante au gré du niveau.

Habitation sur l’eau avec amarrage

L’inconvénient du système hollandais est la mise en place même du système de fixation de l’habitation. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en France, c’est l’amarrage classique qui est privilégié.

Le principe de base est identique : un appartement ou une maison posée sur l’eau grâce à des flotteurs. Mais la comparaison s’arrête là puisqu’il est possible d’amarrer sa maison flottante à une berge équipée à cet effet, au même titre qu’une maison péniche, le confort et la modernité en plus. C’est la solution privilégiée par Aquashell pour lutter contre les inondations.

Matériaux écologiques, qualité de vie, vue magnifique, personnalisation de sa maison flottante et surtout habitat sécurisé même en cas d’inondation, autant d’arguments qui vont dans le sens du développement de la maison sur l’eau comme résidence principale ou secondaire.

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Maison flottante Aquashell après une inondation